La femme de chambre du Titanic
Adapter à l'écran un roman est une vraie gageure, surtout s'il est très bon.
La longueur de l'écrit oblige à effectuer des coupes, et on peut difficilement s'attarder sur les moments d'introspection des personnages - encore que...
Les dialogues doivent sous-tendre les sentiments des personnages, par-delà la première signification des mots qui les composent : il faut donc choisir ceux-ci avec soin.
Et surtout, on est obligé en montrant, de choisir à la place du lecteur - ici simple spectateur - tout l'édifice qu'il aurait pu se construire à la lecture du roman.
Ici, toutes ces conditions ne sont hélas pas remplies - les dialogues sont très en deçà de ce qu'ils auraient dû être.
Cependant, les rares instants de grâce justifient qu'on les recherche, et, comme un bon livre, ce film sera d'autant plus apprécié que le spectateur-lecteur aura amené avec lui son vécu, et que celui-ci sera riche - bref, une vraie auberge espagnole !
Et en sortant, lire (ou relire) le livre pour prolonger/construire son bonheur !