de l'année 1999 :
AV : à voir - ne prend pas la tête ; AR : à regarder - pour
apprécier ;
AE : à éviter.
semaine du 29 décembre 1999 au 4 janvier
:
Fantasia 2000
Sans nul doute, la version Imax - image et son - vaut le détour...
Mais il n'existe à ce jour qu'une seule salle en France ainsi équipée, hélas !
AR : La fin de l'innocence sexuelle (Death and loss of sexual innocence)
La fin de l'innocence, tout simplement, pas la peine de racoler !
...ou Nic's story, à 5 ans, 10 ans, 17 ans, adulte - et la perte de ses innocences...
Plus visuel et musical que dialogué, un film au montage non linéaire à regarder par l'auteur du plus classique - mais excellent - Pour une nuit...
AV : Les fugueurs (Earthly possessions)
.... ou Thelma & Louis ?
Une fugue très plaisante, quoi qu'en disent des critiques mal lunés - sans doute fatigués de l'année écoulée...
Pour Susan Sarandon, bien sûr, mais Stephen Dorff se défend !
AR ! Kaos II (Tu ridi)
D'une richesse telle que chacun, selon sa sensibilité, y trouvera son degré de lecture...
... et pourra même avantageusement, pour approfondir le sujet, lire Pirandello et la Sicile (chez Grasset, dans la collection Les Cahiers Rouges) et voir Sicilia ! encore au Studio des Ursulines...
Beau à chialer.
AV : Une pour toutes
... et toutes pour Lelouch, le collectionneur ?
Moins alambiqué que le précédent, Hasards et coïncidences - que je vous conseille de (re)voir ! - mais pas trop simple quand même !
Du Lelouch, donc, mais on aime...
... particulièrement ce 31 décembre 1999 !
AV : La honte de la jungle
Pas pour enfants - ou alors ayant depuis longtemps perdu leur innocence !
En 1974, il devait être interdit aux moins de dix-huit ans, vingt-cinq ans plus tard c'est au moins de douze ans - O tempora, o mores !
Plus verbeux que sexe - question d'époque ?
semaine du 22 au 28 décembre 1999 :
AV ! De l'amour et des restes humains (Love and human remains)
Bien que resté inédit depuis son tournage (en 1993), et affublé d'un doublage en français de la Belle Province (mais on s'y fait), cette illustration du mal d'aimer très fin de siècle du réalisateur de Jésus de Montréal et du Déclin de l'Empire américain méritait une sortie moins confidentielle...
D'autant que cette étude de mœurs québécoises (où l'on découvre un Greg pré-Dharma qui n'a pas encore viré sa cuti !) est un peu plus fouillée qu'un Mariage à l'anglaise !
AV : Kennedy et moi
Non, il ne s'agit pas d'une biographie posthume et apocryphe de Norma Jean Baker... quoique,
Baker, Bacri...
Attention, ce n'est pas un film drôle, même s'il arrive que l'on rie ; et quand même moins
désespérant - moins vain -
qu'une
adaptation récente d'un roman voulant étendre le domaine de la lutte...
AV ! Luna e l'altra
Pas son meilleur film, cette histoire d'ombre vagabonde...
... mais ce serait oublier la magie de Iaia Forte, sans aucun doute sa muse !
AV ? Le messie
La musique OK ; en revanche, le choix des images, loin d'être neutre, ne semble pas
du
meilleur goût - Mgr
Lustiger et le "révérend" Moon, ce n'est quand même pas la même chose !
Paresse (beaucoup d'images d'actualité, quand même) ou provocation ?
En tout cas, des réserves...
AV : La mouette et le chat (La gabbianella e il gatto)
Pour tous, sauf peut-être pour leur ra...jesté et ses sujets!
Intelligent, tolérant, beau et musical : universel !
Au fait, à propos de mouettes, je reverrai bien Jonathan Livingston Seagull - 1973,
quand même !
AV : Les muppets dans l'espace (Muppets from
space)
Réussi, malgré un titre mensonger - on reste sur Terre ! - et une distribution en salles un peu
short...
C'est dommage, car les mésaventures de Gonzo, refoulé de l'arche de Noé pour cause de
célibat mérite bien un
détour par le
grand écran !
Et, bien sûr, on reconnaîtra ici et là des têtes connues...
AR ? La muse (The muse)
Idée intéressante, mais la réalisation manque.. de souffle !
Ce qui est le comble vu le sujet du film - ou bien aurait-il fallu se retourner à nouveau vers sa
mère ?
AR ? Oxygen
Essentiellement pour le personnage de Madeline Foster, inspectrice du NYPD,
masochiste à ses heures -
mais
il
s'agit plus d'un artifice scénaristique sensé la rapprocher du kidnappeur que d'un
vrai trait de caractère : dommage, on a failli croire qu'Hollywood prenait de l'épaisseur !
Pour les joues de Maura Tierney, donc - à croquer (comme celles de Minnie Driver) !
AV ! Qui plume la lune ?
... quelqu'un qui vous aime bien, et qui fait qu'il y aura de la neige, pas forcément à Noël,
mais
quand vous en aurez
besoin
!
Délicieux, émouvant, et une fin particulièrement réussie !
AV : Simplement irrrésistible (Simply irresistible)
Un réel plaisir, qu'on ne se refusera pas, tout simplement !
Et puis il fallait bien de la magie pour qu'une jolie américaine (ici rousse !), fût-elle une
ex-chasseuse de vampires
confirmée, réussisse (entre autres) le crabe... Napoléon !
Du moins quant aux palais américains !
AR : La vie c'est siffler (La vida es silbar)
Ambitieux, mais insuffisant quant au résultat... artificiellement compliqué !
Il reste des images, des mouvements et de la musique... et du synthé !
semaine du 15 au 21 décembre 1999 :
AR : Autour de la maison rose
Même dans un Beyrouth d'après-guerre, reconstruction rime avec expulsions !
Enfin, puisque les banques ont été les premières reconstruites, le(s) dollar(s) finira par
arranger
beaucoup de choses
-
et que
la vidéo prenne en charge mémoire et... scrupules !
AR : Berezina (Les derniers jours de la Suisse)
Ou comment un blanchiment d'argent involontairement dévoilé par une jolie Russe en mal de
citoyenneté helvétique
va
réveiller un cobra endormi !
Bref, ne manque pas d'humour... décapant !
AV ? Le fils du français
N'échappe hélas pas aux habituels clichés du jeune français qui part à la recherche de son père dans un pays exotique (en l'occurrence le Brésil - bien que tourné au Venezuela), avec jungle, indiens et trafiquants de rigueur !
Quelques trouvailles cependant qui éviteront qu'on en tienne aux actrices égarées ici cause vacances... ou impôts en retard !
AV ? La fin des temps (End of days)
Rien de génial ni de sublime, mais pas ennuyeux ni sans attrait... en tout cas mieux que le dernier 007 !
Mais quant à l'audace et à la sophistication, il n'est pas sûr qu'elles ne manqueront pas encore mille ans à Hollywood !
AR : Georgica
... l'un parle, l'autre pas !
Dépaysant : une île dont les habitants ont été évacués afin qu'elle serve de cible aérienne.
Un vieil homme, Jakub, est chargé de compté les points, et cet été, d'aider un jeune garçon traumatisé à retrouver la parole.
Souvenirs d'Afrique d'avant guerre d'un côté, souvenirs plus récents de l'autre : on découvre peu à peu les personnages, à mesure que l'intrigue se dénoue...
Mais au fait, quelles est la couleur de l'œil de verre de Jakub ?
AR : HHH (Portrait de Hou Hsiao-Hsien)
Un portrait de "HHH" par Olivier Assayas...
... mais aussi une évocation de Taïwan, de ses habitants "provisoires", et de ce qui commence à changer depuis1987...
AV ! Himalaya (L'enfance d'un chef)
Des images qui pourraient se suffire à elles-mêmes, mais l'histoire n'a pas été négligée pour autant...
Une histoire de sel... qui n'en manque pas, à ne pas manquer !
AR : Mystery men
Une pléiade d'anti-héros - dont une joueuse de bowling - pas piqués des vers !
Kitsch et satyrique à souhait !
AR : Peau d'homme, cœur de bête
Quelle famille !
L'humanité, en quelque sorte...
AV : Promène-toi donc tout nu !
De et avec Emmanuel Mouret - narcissique, donc, mais cela n'empêche pas d'être drôle !
Badin, disons...
Et en première partie, Caresse, de et avec...
AR ? Sex : the Annabel Chong Story
Intéressant, mais incomplet : on restera sur sa faim (!) quant au parcours réel de Grace dans le milieu du porno, de ses rapports à la drogue, au risque de contracter le SIDA et, tout simplement (nous sommes aux Etats-Unis), de l'argent qu'aura rapporté sa carrière - et à qui !
Reste le portrait d'une petite fille qui ne se sent (toujours) pas bien dans sa peau...
AR : Le trône de la mort (Marana simhasanam)
Un titre qui résume bien ce dont il s'agit, mais qu'on n'aurait pas situé en Inde, a priori peu portée sur certain progrès technique occidental - elle aurait bien pu s'en passer !
Sinon, démontre une fois de plus que l'horreur est, avec la bêtise, tristement universelle !
AV : Un mari idéal (An ideal husband)
Delicious !
Et tout particulièrement, une Minnie "Le cercle des amies" Driver à croquer, comme toujours !
AE : With or without you
Si l'on a un a priori favorable pour les protagonistes de cette histoire (qui, hélas, finit par se révéler plutôt mince - pire, terne, et affligeante !), il tourne vite à l'agacement...
Dommage, mais without me !
AV : Le magicien d'Oz (The wizard of Oz)
Dorothy au pays des merveilles... euh, du magicien d'Oz !
Classique, mais n'a pas vieilli : rappelez-vous : Somewhere, over the rainbow n'a pas pris une ride depuis... 1939 !
semaine du 8 au 14 décembre 1999 :
AV : American pie
On a peur au début de devoir se rouler dans la bière (!) et l'apple pie pendant 1h35,
mais heureusement,
l'humour
prend vite le pas sur le graveleux (quoique ?) dans la quête désespérée de ces
quatre ados dans le vent (?) vers la virginité perdue - heu, non : à perdre !
Et puis il y a le charme printanier d'Heather (Mena Suvari), à défaut de l'expérience
d'une Mrs
Robinson ou
de (deux) ratés.. sur internet !
AV : Le bleu des villes
Une réussite : drôle, mais aussi juste, et touchant...
Casting idéal, dialogues impeccables - il faut dire que Florence Vignon est aussi co-scénariste
de cette bluette
bluesy !
Surtout ne pas manquer !
AR : Charisma
Très, très intéressant, mais ce film aurait, encore plus que Cure, besoin d'être "formaté " de telle sorte, qu'à la manière d'un livre, on puisse revenir en arrière, revoir tel ou tel passage pour une meilleure compréhension - pas gagnée, même à la seconde lecture !
Mais nul doute que, vu les progrès du numérique, l'interactivité envahisse bientôt les salles obscures, et contribue ainsi à rendre les films intelligents plus accessibles à la masse des crevettes roses habituées aux HBS* !
*Hollywood Big Shits
AV : Dans la peau de John Malkovich (Being John Malkovich)
Pas aussi délirant qu'on aurait pu croire en démarrant par un 7 ème étage et demi, mais une Cameron Diaz méconnaissable virant sa cutie et le frère de Joan habituellement propre sur lui en mari(onnettiste) mal rasé, ça compense !
Et une interprétation remarquable - outre J.M., la toujours lumineuse Catherine Keener qui nous fait presque oublier les catastrophiques éclairages !
AV : Le géant de fer (Iron giant)
Nous replonge en pleine guerre froide (1957, ce spoutnik qui a piqué au vif les Américains, la peur de la guerre nucléaire... et les moyens de s'en protéger !), d'où les réactions plutôt "vives" de l'armée face à ce pourtant gentil robot géant, certes gros mangeur de métal mais qui ne fait que se défendre !
Une réussite, de l'image au.. scénar !
AR ? La genèse
Intéressant, même si l'on perd parfois un peu le fil de ces luttes fratricides...
Interprétation et décor remarquables, en tout cas !
AV ? Just married - ou presque (Runaway Bride)
Quatre mariages(avortés) mais une seule mariée (toujours la même) !
Julia Roberts toujours charmante, quoique agaçante, Richard Gere plutôt vieilli, et une comédie qui s'essouffle un peu en s'acheminant...
... vers une fin attendue !
AR ? Lovers
Une histoire d'amour banale, qui finira mal... en général, mais ici pour cause de p'tits papiers - air (hélas) connu !
Une histoire d'amour, donc, ni plus, ni moins, qui repose entièrement sur ses deux interprètes...
AV : Mon voisin Totoro (Tonari no Totoro)
Une réussite de 1988 (!) qui assure tant du côté de la forme que du fond : quelle justesse quant aux réactions des deux sœurs (4 et 10 ans), et quelle habileté dans les glissements progressifs de l'histoire ordinaire dans le fantastique, l'onirique, le... féerique !
Pour tous, de 4... à 444 ans !
AV : Voyage au centre de la Terre (Journey to the center of the earth)
Un classique de 1959, qui aurait presque pu être contemporain du roman : c'est vous dire le kitsch !
Du coup, éternel - et on aime !
semaine du 1er au 7 décembre 1999 :
AR : Adieu, plancher des vaches !
Dans la droite ligne de Brigands, chapitre VII, ou du plus récent Cœur allumé, mais un peu moins baroque, tout de même...
Mais reste suffisamment délirant !
AV ? Center stage
Difficile de ne pas dire que l'on a été déçu !
Long (2h01) et soporifique de par ses redondances, on pouvait se passer de ce film qui date de 1991, même avec Maggie Cheung !
Enfin, à vous de voir...
Le cri des hommes
AR ? Du bleu jusqu'en Amérique
Moins choc que Dance me to my song - ici, la réalisatrice ne mouille pas sa chemise -, mais on passe cependant un moment agréable, grâce aux comédiens...
Peut-être pas jusqu'en Amérique, mais certainement dans les salles obscures !
AV : Following (Le suiveur)
Pour... suivre dans les meilleures conditions cette (courte mais bonne) histoire de manipulation(s), sachez qu'elle vous est racontée en mélangeant trois flash-backs, repérables selon l'aspect du héros principal : seul et mal fagoté, accompagné, et de nouveau seul, bien rasé, habillé et... "cocardisé" !
Et en première partie, une histoire d'insecte - de l'an 2000 ?
AE : Le monde ne suffit pas (James Bond n° 20) (The world is not enough)
Peut-être, mais un bon scénario aurait aidé !
Bref, inutilement long (2h08), d'autant que l'intrigue (!) s'enlise vite... il est vrai difficile à renouveler après dix-neuf James Bond !
Quant à Julien Clerc, il pourra avantageusement se recentrer sur Denise Richards car il semblerait bien que Sophie Marceau ait accepté quelque "swaping" avec elle !
AR ? Les noces de Dieu (As bodas de Deus)
Encore un film long (2h30), mais il est vrai habituel pour l'acteur-réalisateur de La
comédie
de Dieu et du
délicieux
et alambiqué Souvenirs de la maison jaune...
Dans la même veine, donc : à découvrir ou pour apprécier cette nouvelle mouture des
aventures de João de
Deus...
le bien nommé ?
AV ? Nos vies heureuses
Pas si heureuses que ça, mais des vies, avant tout !
Se laisse regarder malgré la longueur (2h25) : les personnages sont attachants - même si l'on
aimerait que la loi Evin,
à
défaut d'être respectée dans la réalité, le soit un peu plus sur grand écran !
AV : Rien à faire
... et pourtant !
Juste, magique (comme toujours avec Valeria Bruni Tedeschi) : la grâce, le bonheur...
Le type même de film dont un éventuel remake hollywoodien ne pourra que s'abstenir d'une distribution hexagonale !
AR : So close to paradise
Mais y a-t-il un paradis en Chine communiste ?
Intrigue assez classique, sans doute pour passer au mieux la censure, mais de belles images et cadrages non dénués de poésie : en fin de compte, pas si loin que ça...
semaine du 24 au 30 novembre 1999 :
AV : La bûche
Une bonne surprise qui ne saurait laisser... de bois !
À déguster presque sans modération, hormis ces horripilants chants de Noël... en anglais !
AV ? Le dernier Harem (Harem suare)
Pas déplaisant, mais pas renversant : on reste du côté d'Épinal...
Et puis, désolé, mais Marie Gillain est loin de l'Orientale-type - sans être mauvaise langue !
AE : Fiona
N'apporte rien par rapport au film précédent, au contraire : scénario assez inexistant, et, pris en tant que documentaire, la difficulté du sujet aurait mérité qu'il ne soit pas traité... par-dessus la jambe !
Un peu plus en profondeur, quoi...
AE : Holy smoke
On l'avait vainement cherché dans Portrait de femme, et là, il faut se rendre à l'évidence : l'ange s'est définitivement envolé !
De la grâce il ne reste que la graisse - exit la crédibilité, bonjour la débilité !
AR : Je suis né d'une cigogne
Non, il ne s'agit pas d'un Gadjo Dilo : le retour, même si l'on y retrouve son couple vedette (Romain Duris - Rona Hartner) !
Rafraîchissant, même si apparemment fait de bric et de broc - les producteurs n'auraient pas aimé ses films précédents ?
AR ? Sugata Sanshiro (La légende du grand Judo)
Un Kuros/Uchik-awa inédit de 1965 : pourquoi pas ?
Un peu long, quand même (2h45), d'autant qu'on finit par deviner ce qui va arriver : le bon gagne et est pardonné - ou le méchant s'amende...
Tarzan
AR ? Tokyo décadence (Topazu)
Pas pour tout public, mais on découvre cependant vite les limites que l'écrivain devenu réalisateur se garde de franchir...
On ne lui en tient pas rigueur - on n'est pas venu voir un film pornographique ni violent - mais, du coup, on s'interroge sur l'intérêt de cette évocation glacée d'un milieu qui apparaît plus comme une figure de style que réel, et on regrette - non, on condamne ! - la complaisance (décidément à la mode) quant à la représentation - par trop explicite, elle ! - de la prise de drogue mais jamais - c'est grave - de ses effets !
AE : Un pur moment de rock'n roll
OK pour les acteurs et la forme, mais le scénario craint velu !
Simpliste et pontifiant.
AR : Le vent nous emportera
Ressemble - mais ce n'est pas un défaut ! - à ses films précédents, avec les couleurs - et quelles couleurs ! - en plus...
Un peu long (1h58), sachant qu'il y a beaucoup de dialogues et donc de sous-titres : the audience has to be listening...
AV : Le volcan
De la difficulté d'être allemand et antifasciste à la veille de la Seconde Guerre Mondiale - si, si, il y en a eu !
Exil à Zürich, plutôt pro-Hitler, puis à Paris où le zèle de la police annonce la collaboration future - viele kleine Leute !
... c'est encore loin l'Amérique ?
On apprécie de plus en plus, au fur et à mesure que l'on s'imprègne de la langue de Goethe, de Thomas Mann - et de Klaus !
AE : Voyeur (Eye of the beholder)
Circulez, il n'y a rien à voir dans cette adaptation du roman de Marc Behm, Mortelle randonnée, déjà adapté - avec bonheur ! - par Claude Miller, avec Michel Serrault et Isabelle Adjani, même si le film avait lors de sa sortie été quelque peu éclipsé par celle de L'été meurtrier - avec la même Adjani...
Ici, on essaie - du moins au début - de compenser la psychologie (inconnue à Hollywood - même si ici il s'agit d'un film anglo-australien) par la technologie, avant de se rendre compte que ça ne suffit pas !
Et si on ajoute que la différence d'âge des personnages a été gommée pour des raisons commerciales, on comprend l'étendue des dégâts !
semaine du 17 au 23 novembre 1999 :
AV : After life
Après la vie, il s'agirait de choisir parmi tous ses souvenirs celui que l'on va emporter avec soi pour l'éternité :
un choix à la Sophie, quoi...
... qui semble bizarrement assez bien accepté par chaque nouvel arrivant - discipline toute japonaise ?
Mais quel bonheur lorsqu'une même image est choisie par ceux qui, malgré la mort qui les sépara, ne surent s'oublier !
AR ? Chroniques marocaines (Waqa'i Maghribia)
Des chroniques un peu... martiennes, à nos yeux d'occidentaux !
Bon, plus sérieusement, il s'agit de trois contes (la liberté d'expression étant ce qu'elle est -
était ? - au royaume du
Maroc),
certes pas ambitieux (mais les moyens étant limités...) - c'est un début !
AR : Cœur allumé (Coraçao
Iluminado)
Long, mais vaut largement le détour - des instants de grâce pour qui sait
regarder...
Et une Ana (Maria-Luiza Mendonça) af(foll)ant(e) !
AR : Les contes de Kish
Kish, petite île du Golfe Persique, est l'unité de lieu de ces trois contes iraniens, plus élaborés
-
voir abscons - que les
marocains...
... mais tout aussi extra-terrestrs !
AV : Dick, les coulisses de la présidence
Enfin toute la vérité sur l'affaire du Watergate - enfin il s'agit là d'une version à
prendre
au second degré
!
Plus tout le charme (?) des costumes 100% seventies et des chansons de l'époque
!
AR ? Ennemis intimes (Mein liebster Fiend - Klaus Kinski)
Intéressant, certes, mais déséquilibré : on voit plus le réalisateur que l'acteur (disparu en
1991), et - c'est plus grave !
- on
n'a que la version des faits du premier...
Dommage...
AV : Flic de haut vol (Blue streak)
... au sens propre - enfin sale !
Excellent : sans prétention, mais bien fichu - excepté la musique d'ambiance au début du film
qui louvoie quelque
peu...
AV : Inséparables
... ou le retour du fils prodigue au pays ?
Un film 100 % par et pour ses acteurs !
AE : Intrusion (The astronaut's wife)
Côté SF, il y avait La mutante n° 2 ;
et
côté psychose, il avait
Rosemary's baby : on aurait dû en rester là...
Car cette espèce d'hybride ridicule et ennuyeux, aux mouvements de caméra grandiloquents et
à la musique
lourdingue,
outre qu'il confirme que Johnny Depp ne lit plus les scénarios, démontre une
fois de plus que mannequin ne rime pas avec acteur : Charlize Theron, particulièrement
desservie par une coupe de
cheveux rendue nécessaire après excès de séchoir sous teinture, est en effet
aussi expressive qu'Isabelle Giordano (la vraie, pas sa marionnette !)
Sans doute le réalisateur a-t-il été réalisé ce film pour sa blonde, avec les yeux de
l'amour... qui, hélas, est
aveugle
!
AV : Je veux tout
Comédie sympathique, bien servie par ses acteurs.
Ce n'est pas parce qu'on veut tout qu'on aura tout, mais bon...
AV : Jin-Roh (La brigade des loups)
Beau, quoiqu'un peu sombre...
Une histoire, quoiqu'un peu trop complexe...
Et toujours cette fascination pour les écolières - à croire que nippon rime avec pédophile
?
AR : Maborosi
Lumières sombres, mais belles...
Y aller frais et dispos, pour éviter tout risque d'assoupissement et ne pas manquer le dénouement, qui récompensera votre (longue) attente et votre attention... soutenue !
AV ? Mauvaise passe
Où Daniel Auteuil poursuit (plutôt bien) sa carrière anglaise, à défaut d'Hollywood ?
Se laisse regarder, mais peu réaliste et édulcoré - une fiction, quoi...
AV ! Mrs Tingle (Teaching Mrs Tingle)
On ne présente plus Helen Mirren qui tient la gageure d'incarner cette Mrs Tingle en évitant les pièges de la caricature simpliste - il n'y a qu'à regarder dans ses yeux...
Mais il faut aussi se réjouir que la jeune génération est plus que prometteuse, de Katie "Dawson' s friend" Holmes à Marisa "pou pou pi dou" Coughlan !
Un regret : que l'on voie si peu Molly Ringwald - pourquoi ne pas la faire tourner en France ?
AR : Public housing
Reportage sur une cité noire (le "melting pot" a ses limites !) de Chicago, Ida B. Wells, ses habitants, bien sûr, mais aussi sa gestion, à la veille des coupes budgétaires attendues : un essai de reprise en main par ses habitants de celle-ci - et d'eux-mêmes (drogue et assistanat)...
Long (3h15) mais édifiant ; et puis la salle obscure permet de maintenir une attention qui se serait trop vite dissipée devant un poste de télé... ce qui aurait été dommage !
AR : La puce
... et, en première partie, Les Vacances, de la même réalisatrice (Emmanuelle Bercot) avec Catherine Vinatier (Peau neuve) et la même jeune actrice (Isild Le Besco).
Sobre et juste.
AV ! Rushmore
Un autre - mais lui aussi délicieux - film d'ados, centré sur un élève hyperactif, Max Fischer (Jason Schwartzman), plus porté sur les clubs extra-scolaires de toutes sortes qu'il crée, anime et... étend que sur ses propres notes !
Et ce n'est pas sa rencontre avec la jolie Ms Cross (Olivia Williams) qui va arranger ses affaires, surtout s'il entre en compétition avec le mécène de ce private highshool (Bill Murray), par ailleurs affublé de deux jumeaux qui le désespèrent !
AR ? The Misfits (Les désaxés)
"C'est un peu la fin d'un monde, où des starlettes blondes..."
On finit par apprécier ce film (qui fut le dernier pour deux de ses acteurs) malgré des dialogues souvent plus proches d'une ravissante idiote (qui, en France, se consacrera à la défense des animaux et embrassera les thèses du FN) que d'un écrivain - mais il est vrai, amoureux à l'époque !
Pour la fin, et pour la nostalgie...
semaine du 10 au 16 novembre 1999 :
AV : The big one
Le moi de Roger et moi a délaissé General Motors - qui aurait bien repris le marché du crack s'il n'était l'apanage de la CIA ! - et se concentre, à l'occasion d'une tournée de promotion non "balisée " pour son livre (Réduisez-moi tout ça) sur quelques entreprises "délocalisatrices" pour cause de résultats... trop élevés !
Drôle, corrosif, et, en France, non recommandé par... Démocratie Libérale !
AV : Bowfinger, roi d'Hollywood (Bowfinger)
On s'attendait à une série Z plutôt lourdingue, mais, au fur et à mesure du tournage de cette "pluie molle" on oublie vite ce mauvais a priori !
Hénaurme - un vrai film d'auteur (!) comme dirait Steve..
AR : Cure
Et si, après tout, il existait une certaine forme d'hypnose permettant de vous pousser à tuer, acte dont vous êtes, bien sûr, viscéralement incapable ?
Le pouvoir des mots, l'oppression du bourdonnement des clim' : brrr !
AE : Fight club
Trop long, inutilement violent, maladroit (l'équation Edward = Bradd = Tyler Durden tombe comme un cheveu sur la soupe !), limité (quant à l'étude de la psychologie masculine, fût-elle d'outre-Atlantique !)...
Bref, décevant - la forme ne doit pas phagocyter le fond !
NB. : en revanche, rien à dire quant au jeu d'Edward Norton, au contraire - on se souvient de Peur primale et Les joueurs, par exemple...
AR : Le garçon qui ne voulait plus parler
Comment pourrait-il en être autrement, quand on a été arraché à son village ensoleillé du Kurdistan pour échapper à la guerre qui s'approche et que l'on se retrouve dans un sous-sol plutôt gris, dans une ville dont étrangère où les gens ne parlent pas votre langue ?
Un apprentissage à l'autre qu'il convient de montrer aux enfants - malgré les sous-titres ! - puisque les adultes préfèrent pudiquement détourner la tête...
AV : Mifune (Dogme n° 3)
Un mariage, un idiot, et un samouraï... dans la cave : cela semble constituer les ingrédients du Dogme n° 3 !
Mais cette fois l'image est très correcte, et beaucoup humain !
De mieux en mieux : à quand le n° 4 ?
AE : L'ombre d'un soupçon (Random hearts)
Parallélisme redondant et lourd au début, crédibilité de l'intrigue politico-professionnelle inexistante, faut-il vraiment continuer ?
Pour les acteurs alors, ou du moins pour Kristin Scott Thomas - car pour Harrison Ford on se reportera avantageusement à Sabrina !
AV : Peut-être
Oui.
AR : Ceiling zero (Brumes)
Une bonne surprise que cette reprise à petit budget de 1935 !
Certes, cette "Aéropostale" est plutôt machiste et manichéenne, mais moins qu'on aurait pu croire...
AV : Rio Bravo
Un western de 1958, plus psychologique que d'action (on ne s'en plaint pas !) et non dénué d'humour, avec John Wayne, bien sûr (en shérif !), mais aussi Dean Martin en alcoolique qui essaie de se sevrer, et une Angie Dickinson belle mais pas muette pour autant !
Ne pas manquer - à voir et à revoir !
semaine du 3 au 9 novembre 1999 :
AR ? Les derniers jours (The last days)
En 1944, alors que l'Allemagne ne pouvait plus gagner la guerre, les nazis ont cependant tout mis en œuvre pour poursuivre l'extermination des juifs, ici en Hongrie où jusqu'ici ils avaient été relativement épargnés.
C'est l'évocation de ces derniers jours de la seconde guerre mondiale qui nous est proposée ici, à travers cinq témoignages de rescapés.
Si la mise en scène un peu trop manipulatrice et la musique souvent hors propos peuvent faire tiquer (production Spielberg oblige !) , cela n'empêche heureusement pas les témoignages d'atteindre leur but : dire ce qui fut pour que l'on n'oublie pas...
AR ? Glòria
...ou un hiver au Portugal !
Pour apprécier, nécessite une attention continue ainsi que d'effectuer des projections sur ce qui se déroule hors cadre et/ou s'est déroulé entre deux plans : bref, fait travailler les neurones !
Crevettes roses s'abstenir...
AR : Hauts les cœurs !
Certes, il faut les hisser haut à Karin Viard qui, enceinte, qui plus est de Laurent Lucas, apprend qu'elle a un cancer du sein !
Un sujet grave, assez bien traité malgré la difficulté de concilier justesse, pudeur, et une certaine objectivité pour éviter tout excès de sensiblerie : un bon téléfilm....
AV ? Mickey les yeux bleus (Mickey blue eyes)
Un Coup de foudre à Notting Hill où mafiosi remplacent paparazzi, et Jeanne Triplehorn Julia Roberts...
Pas désagréable mais pas inoubliable...
AV : Pas un de moins (Not one less)
Dans la ligne droite de Qiu Ju, une femme chinoise, mais ici il s'agit de Wei Minzhi, institutrice (de treize ans !), et toujours dans la Chine rurale...
Remarquable ; pour adultes comme enfants - même les sous-titres ne sauraient rebuter !
AR : Un ciel parsemé de diamants
Complètement baroque et déjanté - comme la Russie d'aujourd'hui ? - du grand œuvre !
Dix ans après la petite Vera, excellent, mais dans un autre genre, celui de Brigands (chapitre VII)...
AR ? Une histoire vraie (The straight story)
Rural, lent et simpl(ist)e - c'est dans l'air du temps, sans doute...
Pourrait être le testament du réalisateur des mémorables Eraserhead et Blue Velvet - dont on croit reconnaître quelques images juste avant l'horreur, mais non...
semaine du 27 octobre au 2 novembre 1999 :
AV : Ahmed, prince de l'Alhambra
L'éducation d'un prince ne saurait inclure les noms d'oiseaux...
Aucun... même le mot... amour ?
Un dessin animé tout public bien agréable.
AE : Austin Powers n°2 (Austin Powers : l'espion qui m'a tirée - The spy who shagged me)
Hélas, la parodie est un art plus difficile qu'il n'y paraît, et en aucun cas ne dispense d'un scénario !
Une suite de gags (?) et de jeux de mots plus que primaires et, de temps à autre (quand visiblement il faut trouver une transition), de vagues jingles façon années soixante (pendant lesquelles "Wayne" a dû définitivement égarer son cerveau)...
La nostalgie n'excuse pas tout !
AR : Don
Kafka chez les ayatollahs !
Ou les démêlés d'un enfant "sans-papiers" bien qu'iranien, mais que son père, toxicomane, n'a
jamais déclaré...
Un vrai-faux documentaire, certes moins attractif que Danse de la
poussière et moins poignant que Det, une
petite fille (Det, yani
dokhtar) mais tout aussi édifiant...
AE : Hantise (The haunting)
Certes, une très grande maison, baroque à souhait, et une très grande actrice (Lili Taylor) -
dont on espère que le
cachet
aura été conséquent !
Car un scénario gâché à ce point par un réalisateur (sans doute habitué aux "produits" décrits
en trois lignes !), il n'y
a
qu'Hollywood pour vous l'offrir - enfin, quand je dis offrir, il faut quand
même payer votre ticket !
AR : L'Humanité
Comme Rosetta, on va accompagner tout le long le
héros
du
film, Pharaon de
Winter
(arrière-petit-fils du peintre du même nom !) dans sa quête - ici d'un assassin, il a déjà un job,
il
est lieutenant
de police !
Mais comme il n'y a pas le feu à la mer, cela durera une heure de plus - mais on supporte
!
AV : Jeanne d'Arc
Une réussite, surtout de la part d'un réalisateur plus porté sur le "produit" que sur l'art...
Un défaut cependant : Dustin Hoffman, dont la présence inutile montre que Besson a encore à
apprendre quant à la
représentation à l'écran de l'introspection de ses personnages...
NB : À propos de Jeanne d'Arc, ne manquez pas cette excellente Alouette d'Anouilh,
vue par votre serviteur
à
Avignon-off l'année dernière : dernière représentation le samedi 6 novembre 1999 à
14 h 30 au Trianon - à défaut du concert d'Everything but the girl trop vite
sold out !
AV : La nounou (Chooo Choo - The
nanny)
La nounou, c'est celle qui s'occupe des enfants que les parents négligent - parce qu'ils ont sans
doute oublié qu'ils ont
été des
enfants !
Trois perles de Noël, dont une histoire de lutins qui naissent d'un arbre - et dont le dernier
n'est pas le moindre !
AV : Orfeu
Moins musical qu'on aurait cru - mais on avait Orfeu Negro à la tête ! - et on aurait
aimé qu'Orfeu allât
chercher
Eurydice jusqu'en Amazonie - pardon, jusqu'en Acre, état du Nord-Ouest du
Brésil, 152589 km², 417 000 hab. - pourquoi ne pas y avoir sis le Styx ?
Mais peut-être que le carnaval a empiété sur le budget voyages ?
On restera donc à Rio - ou plutôt ses favelas !
AV : Simon au pays des globules
Une sorte de voyage fantastique à l'intérieur du grand-père de Simon, veuf
inconsolable, initié par leur ours
en
peluche... à tous deux !
Plein de rencontres originales et de décors itou !
AR : Terres africaines n°4 (Contes animaliers)
Trois contes africains (burkinabé plus précisément), animaliers - même si certains rôles usent
de déguisements ! - à
découvrir.
(Derrière les masques, les enfants d'ATD Quart Monde)
AV : Halloween n°1 (La nuit des
masques)
Un classique qui ressort à la bonne période, et qu'on reverra peut-être...
et même sûrement !
semaine du 20 au 26 octobre 1999 :
AR : L'arbre aux
cerises
Avant tout, accepter le rythme du film, réapprendre à regarder, écouter, imaginer,
deviner.
Regarder le temps passer dans les paysages catalans, les arrivées et les départs, regarder les
sentiments dans les
yeux,
les
mains des personnages...
Écouter la pluie qui tombe, les silences, les non-dits...
Imaginer les absents, le "hors cadre"...
Deviner les liens familiaux, les fils qui se nouent, se dénouent, se renouent...
Et apprécier, à défaut de cerises, enfin, le rouge d'un pantalon !
AR ? L'été de Kikujiro (Kikujiro)
Franchement, on a trouvé ce voyage un peu long et convenu : bref, il n'apporte rien par
rapport aux films précédents et, par lui-même, nous a semblé
relativement peu intéressant,
sauf
peut-être
pour nos chères têtes blondes - à condition qu'elles sachent lire les sous-titres !
Alors un exercice de style, dirons-nous...
AR : Flores de otro mundo
Des fleurs antillaises (Cuba, Saint-Domingue)...
... pour lutter contre la désertification d'un petit village espagnol !
Un bon moment, ni moraliste, ni larmoyant.
Inspecteur gadget (Inspector Gadget)
AV : Jakob le menteur (Jakob the liar)
A des accents de La vie est belle
(l'enfant),
mais d'un humour
moins
débridé, et du train de vie (les
mensonges
!), mais un peu moins
hénaurme...
Bref, la concurrence est rude ; reste plaisant cependant, grâce aux acteurs, à tous les acteurs,
et à une fin qui a su
rester
sobre...
AR ? Mauvaises
fréquentations
Deux jeunes actrices excellentes dont on ne peut que souhaiter que leur cachet n'aille pas dans
un voyage à la
Jamaïque
!
Sinon, un scénario un peu mince - le "fait réel " n'en dispense pas, au contraire ! - et pas
forcément du meilleur...
goût !
AE ! Pas de scandale
On serait presque tenté, au bout d'une demi-heure, d'ajouter : "Circulez, il n'y a rien à voir
!"...
Car réussir (!) à faire un film où Sophie Aubry est réduite à un rôle de (jolie) potiche...
Psychose
Un classique dont on avouera ne pas trop se souvenir, mais suffisamment toutefois, ayant vu
un récent remake, pour ne pas rempiler...
semaine du 13 au 19 octobre 1999 :
AR ? All about sex (Denial)
Est-ce que la monogamie ne serait que façade dans la WASP Society
d'outre-Atlantique, et alors quel serait
le degré
d'adultère de la masturbation ou des... massages ?
Pour ethnologues ou mal b... - assez drôle cependant.
AR : Beyrouth
fantôme
Oui ! Plus film que documentaire - d'ailleurs les interviews qui parsèment le film gênent plus
l'action qu'autre chose,
et
sentent hélas un peu trop les lieux communs...
Remarquable quand même !
AR : Destinataire inconnu (The love letter)
Cours Helen (Kate Capshaw), cours !
Plutôt destiné à un public féminin, mais pas déplaisant...
AV : Eugenio
Pour enfants et (grands) enfants !
Change agréablement des mickeys ; et en première partie un corbeau et trois rois à la
sauce Rossini !
AR ? Extension du domaine de la lutte
... en tout cas, pas au cinéma !
En attente au début, principalement de l'arrivée de José Garcia, on sourit, un peu plus quand il
arrive puis on finit
par
trouver tout ça long, déprimant et tabagique...
Enfin, ces deux heures nous auront évité de lire le livre !
AV : Matrimoni
... ou comment un réveillon de Noël rassemblant traditionnellement (presque toute) la famille
(italienne !) va, son
organisatrice ayant disparu, révéler ce qui se cachait derrière un consensus
apparent !
Vif, nerveux, drôle et so cute comme Francesca Neri en matrimoni qui n'en
peut...
Et une belle brochette d'acteurs : le rigide et déboussolé Diego Abatantuono (son mari,
amateur de tennis - non, il
n'y
a pas
de contrepèterie !), la toujours bellissima Stefania Sandrelli (sa mère),
vraie fausse maîtresse d'un inattendu parla italiano Claude Brasseur (son père), marié
à
une jolie jeunesse
(Claire
Keim), etc.
AR : Moloch
Peut-être un des films les plus accessibles d'Alexandre Sokourov - il est vrai que la part dévolue aux dialogues ferait presque jeu égal avec celle, toujours particulièrement travaillée, réservée aux images...
Mais en échange, il faudra que le spectateur s'interroge... sacrément !
AE, évidemment ! Star wars - Episode 1 - La
menace fantôme (The Phantom menace)
Déjà, à l'époque, j'avais trouvé Star wars assez vide...
Ici, gageons que ce pur (?) produit du marketing (déjà amorti en produits dérivés, alors gardez
vos sous !) s'adresse
au
même public 100% crevettes roses qui risque hélas d'avoir augmenté
exponentiellement - c'est qu'en vingt ans ils en ont fait des petits !
Et s'il est vrai que les Star wars et autres Retour du Jedi ont permis à George
Lucas de monter un
réseau de
distribution indépendant des majors d'Hollywood, faut-il s'en réjouir ?
On pourrait aussi dire que la vente du tabac et des armes va en partie à la sécurité sociale et
aux hôpitaux !
Désolé, mais, pour l'honneur de l'esprit humain, je persiste à croire que l'argent a bel et bien
une odeur !
AR : Swamp !
Autrement plus réussi (et plus sympa !), malgré le peu de moyens, que le nullissime projet Blair Witch !
Risque hélas de moins rapporter - alors courez-y vite, sauvez-le de l'enlisement !
AR ? Vanaprastham (La dernière danse)
Un fils naturel qui ne pourra élever celui qu'il a eu, sous son masque de scène, avec une...
princesse - l'Inde et ses
castes
!
L'idée est bonne mais son traitement est maladroit : trop appuyé ici, pas assez développé là,
etc.
Et, en fin de compte, un peu trop long (2 h) - malgré la musique !
semaine du 6 au 12 octobre 1999 :
AR : L'ami du jardin
... c'est le nain, évidemment !
Une parodie grinçante de polar mi-inquiétant, mi-baroque qui enfile quelques perles
mémorables - comme les
discussions
littéraires au commissariat !
Sectaires, passez votre chemin !
AR : La cosa
Les répercussions de la chute du mur de Berlin au sein du PCI : faut–il changer de nom,
d'orientation, se remettre en
cause,
faire des compromis avec les socialistes, la DC ?
Bref, des questions qui, dix ans plus tard, restent d'actualité... pour le PCF !
AV ? La débandade
Un titre qui ne ment pas quant au contenu - mais peut-être risqué d'un point de vue marketing
!
Á part ça, une seule contre-indication : en cas d'allergie à Claude Berri !
AV ? Ghost dog, la voie du samouraï (The way of the
samouraï)
Forest, mais pas Gump, heureusement !
Car il fallait bien s'appeler Whitaker pour porter avec grâce ce qui n'aurait pu être
qu'une resucée de
Léon
!
On peut voir, donc, mais l'éternelle histoire du tueur face à la mafia, Jarmusch, tu aurais pu
trouver mieux !
(Besson, non - mais ça fait longtemps qu'on n'a plus d'illusion...)
AR : Kolonel Bunker
Les Albanais ont eux aussi eu leur Staline, mais comme il n'est mort qu'en 1985, il a eu le
temps de faire construire
des
bunkers : un par habitant !
Surprenant mais authentique : à découvrir malgré quelques longueurs et/ou traverses...
AR : Made in Hong
Kong
Devait sortir le 15 août, mais... non, je blague !
Bluette tragico-larmoyante sur fond de rétrocession...
Frais et enlevé - un poil trop long, mais vaut le détour !
AV : Me myself I
(La chance de
ma
vie)
L'herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin, paraît-il...
C'est ce que croyait Rachel Griffiths, géante
comme toujours !
AR : Mobutu, roi du Zaïre
Difficilement supportable - le discours à
l'ONU
illustre hélas que trop
bien le scandaleux comportement des
démocraties occidentales face
aux serial killers qui dirigent de trop nombreux "pays en voie de démocratisation"
post-coloniaux ou
post-soviétiques !
Vivement qu'une poignée de mains ou une embrassade avec de tels personnages (on devrait la
passer en boucle à 20
h tous les soirs, avec un commentaire du genre : à ce jour, cet ami du dictateur n'a toujours
pas été désisté) soient un
motif immédiat de destitution de toute fonction au service de l'Etat - car quand on voit le
temps que met la Justice
dans les affaires municipales...
Quant à la forme, on regrette l'absence de témoignages de victimes (mais uniquement ceux
des
collaborateurs et
"conseillers" - apparemment libres, riches et non inquiétés) et de photos d'exactions ou de
leurs traces (à défaut de
bandes filmées, bien évidemment), à mon avis indispensables pour combattre ce type de
régimes prompts à la
réécriture de l'Histoire !
AR : La nourrice (La balia)
Un film de contrastes : riches-pauvres, mère-nourrice, dottore-analphabète,
damnés-révolutionnaires...
... et clair-obscur : bref, bien loin du manichéisme, au contraire !
AR : La petite vendeuse de
soleil et Le
Franc
Deux contes urbains du Sénégal, deux "histoires de petites gens", deux faux documentaires -
mais une vraie émotion
!
Ne pas manquer !
AV : La tête dans le carton à chapeaux (Crazy in Alabama)
Le privé et le publique, la violence à la maison et celle du dehors, raciste, la comédie et le
drame social...
Le tout savamment mêlé pour un plus qu'honnête premier film - mais il est des muses qui
réussissent
particulièrement
à leur
réalisateur !
AV ? Les 55 jours de Pékin
Pour ethnologues et/ou amateurs de pyrotechnie !
Comment Hollywood voyait, aux débuts des années soixante, la révolte des boxers dans la
Chine du début du siècle
-
et il
n'est pas sûr que cette vision ait beaucoup changé !
Une Ava Gardner sur le retour, un Charlton Heston réactionnaire comme toujours et un David
Niven... anglais à
souhait :
pour fans...
Yellow submarine
semaine du 29 septembre au 5 octobre 1999 :
AR : Bashir
Simple, peut-être en partie à cause d'un manque de moyens...
Mais incontestablement construit, comme on le découvre peu à peu... émerveillé !
AV : Chili con carne
...ou Dona Inès (Valentina Vargas) et ses 2.. non, 3... non, 4 maris !
(Mais pas en même temps, successivement - quoique, si vous allez le voir le 13
octobre...)
AV : Le déshonneur d'Elisabeth Campbell (The general's
daughter)
On ne sait pas trop de quoi il s'agit au début, puis cela se précise...
Un peu pour l'intrigue, donc, beaucoup plus pour les acteurs : Madeleine "Blink"
Stowe, James
"Cop"
Wood, toujours, et, même s'il devrait vite arrêter Big Macs et Donuts, John
Travolta !
AV : Mafia blues (Analyze
this)
Une idée originale, caricaturale à souhait, et très bien interprétée...
Un bon moment.
AR ? Rosetta
Austère, certes, mais bien interprété - c'est certain...
Heureusement, car il fallait bien ça pour porter un scénario plutôt mince - disons simple, trop simple... comme une fin de non recevoir !
Mince, donc, mais sait malgré tout finir ; alors, tout en accompagnant Rosetta qui n'en peut de se cogner les membres aux murs de cette... société si prompte à exclure, à ne pas accueillir, travaillons donc un peu, décryptons...
Quant aux fatigués du bulbe, qu'ils revoient la promesse !
AV : Le secret du Bayou (Eve's bayou)
Un bayou envoûtant et beau, par sa musique et ses images - à défaut de vaudou !
Le tout à travers le regard d'une (too cute) enfant de dix ans (Eve) - se laisser guider...
AE : Stringer
L'intérêt - sur le papier - était de découvrir un Elie "sans Dieudonné" Semoun jouant dans un film français (mais tourné à New York) avec Burt Reynolds...
On aurait dû se contenter d'imaginer ce que cela aurait pu être ; enfin, on oubliera vite, jusqu'à ce fichu sous-emploi d'Anna Thomson !
semaine du 22 au 28 septembre 1999 :
AV : Big daddy
Très plaisant ; et rappelons aux esprits chagrins Adam Sandler-o-phobes les débuts de
Tom Hanks - bon,
c'est vrai,
ce n'est peut-être pas l'exemple le plus pertinent : disons Jim Carey !
Et puis, en vo, on appréciera le timbre - oh combien ! - sensuel de Joey Lauren
Adams
et, pourquoi pas,
Leslie
Mann en ex-Hotter !
AV ? Les enfants du siècle
Une libre (et superficielle) évocation de la relation Musset-Sand...
Il y a de bons moments, d'autres moins bons - les disputes, par exemple, qui finissent par lasser...
Et puis Juliette Binoche en George Sand, on n'y croit pas trop...
On regrettera surtout que la réalisatrice ait fait l'impasse sur leur compétition littéraire, ni essayé de comprendre, si le jeune Alfred était aussi invivable que ça, ce qui fît que George (qui était loin d'être une ravissante i... Isabelle Carré) ait pu prolonger une relation qui, telle qu'elle nous est décrite, ressemble plus à du Burton-Taylor qu'à du Henry and June !
AE : L'homme de ma vie
Une fois de plus, Gaumont montre le peu de cas qu'il fait des œuvres cinématographiques : ici, on eut droit à une coupure du film à vingt minutes de la fin (au Gaumont Opéra Impérial, le 23/9/99, à la séance de 13h40), non traitée - le projectionniste (s'il y en avait un !) était peut-être appelé d'urgence pour dépanner la machine à pop corn, vous jugerez des priorités !
Bref, au bout de 10-15 minutes, il ne restait plus qu'à couper (!) là et rembourser les spectateurs malchanceux, plutôt que d'empiéter sur la séance suivante et ses vingt minutes de pub, payées d'avance de toute façon...
Pour ce qui est du film, ce que l'on en a vu ne laisse hélas pas accroire que même avec ses vingt dernières minutes il vaille le déplacement : scénario et mise en scène indigents...
Dommage, l'idée du psy était bonne...
AE : La lettre (A carta)
Pauvre madame de La Fayette !
Et ce n'est pas une question d'époque : le jeune Werther de Doillon était réussi, lui ! Au moins la dernière chanson a-t-elle justify my borrow !
AV : La maladie de Sachs
Du ciné en 3D : Deville, Dupontel et Dréville - il n'y a pas a dire, mais avec une actrice de théâtre, on voit la différence !
Et une pléiade de patients haut de gamme !
AV : Le songe d'une nuit d'été (A midnightsummer night's dream)
Semble bien parti, même si ce n'est pas un des meilleurs Shakespeare porté récemment à l'écran...
Mais si cela peut le faire découvrir aux fans d'Ally McBeal...
AV : Thomas Crown (The Thomas Crown affair)
Ne demande certes aucun effort de réflexion, mais suffisamment entraînant pour ne pas endormir.
Et puis on reconnaîtra une version saxo des Moulins de mon cœur, et, au générique de fin, une autre, chantée par... Sting !
AV : Le violon rouge (The red violin)
Ne pas manquer !
Enfin un film européen - pardon, mondial : n'oublions pas la Chine ni le Canada ! - réussi, bien pensé, loin des (trop) habituelles coproductions étiquetées CEE artistiquement... artificielles !
Ici, chaque acteur peut s'exprimer dans sa langue, italien, allemand, français, chinois et... anglais, et la conserver, au lieu d'être systématiquement (mal) doublé selon le pays dans lequel il est distribué...
AR : Voyages
Voyages forcés, plutôt : errances conviendrait mieux...
Une femme à la recherche des morts de sa famille à Auschwitz (mais dont le car tombe en panne), une autre qui retrouve un père qu'elle croyait disparu (à moins que...) et enfin une dernière (peut-être la plus émouvante des trois) qui, n'ayant plus rien qui la retienne à Moscou, vient émigrer en Israël retrouver une cousine... et rencontrera la première, revenue de Pologne : la boucle est bouclée !
Et un lien ténu mais réel entre ces trois destinées filmées par le réalisateur de Madame Jacques sur la croisette : la recherche de ses racines que la folie des Unmenschen avait essayé d'éradiquer...
Un devoir de mémoire qui fait honneur à l'Humanité.
AR ? Les chevaux de feu (Teni Zabytyh Predkov)
Roméo et Juliette - pardon, Ivanko et Maritchka s'aiment, mais leurs pères s'étant plus ou moins entre-tués, cela peut gêner ; et puis, alors qu'Ivanko est parti un temps pour gagner sa croûte, Maritchka se noie - end of the story.
Enfin, non, Ivanko finira par se marier, mais sa femme étant allée chercher ailleurs la fécondité, Ivanko ne s'en remettra pas et ira retrouver sa chère Maritchka dans la rivière.
Il faut aimer la forme (grands angles et contre-plongées de rigueur, habitants des Carpates fardés comme des speakerines) et s'user les méninges pour trouver des symboles (départ d'Ivanko = abandon de Maritchka, enceinte, qui se suicide, probable mariage "blanc" d'Ivanko, sur qui aussi pèse la mort de son grand frère, etc.) qui tiennent la route !
Bref, il faut compenser !
semaine du 15 au 21 septembre 1999 :
AV : Les boys
100 % québécois, même si ça se passe à Chamonix, tabernak !
Quelques français quand même : Daniel "beauf'" Russo et même une fille d'à côté, Cécile Auclert (rappelez-vous : Claire - la plus généreuse !)...
AV ! Les convoyeurs
attendent
Drôle, bien sûr, mais n'oublie pas d'aimer ses personnages...
Une réussite : ne faites donc pas comme les convoyeurs, courez-y !
AR : Doggy bag
Manque bizarrement de rythme, ce qui pourra décevoir les fans de Serial lover...
Goûteux, cependant !
AV ! Entre les jambes (Entre las piernas)
Lumière froide et glacée pour ce polar nocturne qui, s'il ne vous remuera pas - malgré
son titre - grand chose
sous la
ceinture, vous procurera cependant un plaisir plus cérébral, au fur et à mesure
que les fils de l'intrigue en se nouant en révéleront la trame !
Aussi prenant que l'excellent Tesis (La
thèse), une référence...
AV ? Escapade à New York (The out-of-towners)
Une pièce étasunienne à succès (outre-Atlantique) portée à l'écran, histoire de se mettre en
phase avec la (difficile)
rentrée
théâtrale parisienne (et privée) - comme s'il n'y avait pas de (bons)
auteurs français (vivants) : ce n'est pas parce qu'Hollywood est spécialisé en (mauvais)
remakes qu'il faut lui
rendre
la pareille avec le (mauvais) théâtre de Broadway !
Enfin, pour ce qui est du film, si vous n'êtes pas (encore) allergique à Steve Martin et Goldie
Hawn, vous pouvez
vous
offrir cette escapade - en VF !
AR ? Eyes wide shut
Long, quand même...
Plus basé sur Tom que sur Nicole, dont le personnage n'aura pas été fouillé comme il aurait
pu
- dû ! - l'être...
Il eût fallu Open your eyes, open your mind (air connu) mon cher Stan - qu'est, du
coup, pas lubrique !
AR : Mektoub
Pas toujours convaincant, mais mérite le détour, rien que pour ce qu'il révèle des usages de la
police de notre ami
le
roi...
... et de certaines cultures qui évitent à l'État de s'occuper de ses citoyens les plus pauvres des
campagnes !
AR : Mon nom est Sara
Une femme indépendante qui a eu - et élevé ! - sa fille toute seule fête - se fait fêter ! - ses
quarante ans avec ses
ami(e)s...
Milieu essentiellement féminin/iste, plus subi que voulu, car entre le concubin apathique, le
père "métastasé" et le
violeur
en herbe, où sont les hommes ?
Quand même pas que sur des K7, non ?
AR ? Les nouvelles aventures de Munk, Lemmy et
compagnie
Des fonds de tiroir datés de 1990 et 1994, inégaux...
Pour ma part, je préfère les intérieurs, qui me semblent plus élaborés, que les
extérieurs...
AR : Sicilia !
En noir et blanc, et très sobre quant aux plans...
Peut-être âpre comme la terre de Sicile qui a vu tant de ses enfants émigrer, mais si l'on fait
l'effort d'écouter et de
regarder,
à déguster comme du pain du pays avec un filet d'huile d'olive !
Et puis un texte, et quel texte !
semaine du 8 au 14 septembre 1999 :
AR ! C'est quoi la vie
?
Ce n'est peut être pas ça, mais ça fait du bien quand même !
Il s'agit quand même d'un conte, rural, mais si crédible de par la formidable présence d'Éric
Caravaca - et toujours la
grâce
d'Isabelle Renauld !
On arrive presque à s'accommoder de la dominante jaune - c'est dire !
AV ! Croupier
Un délicieux polar britannique qui vaut tous les Casinos de Scorsese !
De très bons acteurs, du croupier en titre à sa petite amie, jusqu'aux joueur(se)s et à la...
croupière !
Question subsidiaire : parmi tous ces acteurs, lequel a joué dans la très bonne série anglaise
(en français La
Gazette) ?
Et qui, dans une autre série ? Et laquelle ?
AR ? Des monstres et des hommes
Passé l'effet "dépaysement", on se rend compte vite que ce n'est pas pour cela qu'on nous
emmène quelque part - et
l'on finit
par bâiller...
Bref, pas de quoi fouetter... une dachka !
AR : Go !
La première partie est assez décevante ; puis, lorsque l'histoire est déclinée selon un deuxième
point de vue (puis un
troisième) l'intérêt remonte et l'on apprécie même les transfuges de la télé
(Dawson, la vie à cinq...) !
Honnête.
AV : Guns 1748 (Plunkett & MacLeane)
Un faux western : plus fin que son titre français (!), mais pas trop poussiéreux pour autant
!
Mention spéciale pour la musique - pas vraiment d'époque !
AR ? Peau neuve
... celle d'Alain, le personnage interprété par Samuel Le Bihan (excellent, ainsi que Marcial
Di
Fonzo Bo, qui joue
Manuel)
que l'on suit de bout en bout de sa... reconversion !
Sinon, il faut quand même mieux aimer les bulldozers et ne pas être blasé des contes sur le
thème "retour à
l'inculture"
gaucho-condescendants !
AE : Perfect blue
L'animation n'est hélas pas à la hauteur des décors - le mouvement des bouches pourrait au
moins être synchrone
avec les
paroles !
Quant au scénario, il est un peu mince pour un long métrage (on est loin de Ghost in
the
shell !), et, sorti du cliché simpliste (le fantasme de la lycéenne en socquettes - la
chanteuse de variétés à la
OK magazine - qui prend "corps" en devenant actrice - et perd du coup son
innocence)
et d'une (tardive)
fausse
complexification du récit (qui a dû être écrit au fur et à mesure du tournage !), on ne
trouvera pas le quota de SF ni... de sexe nécessaire à une manga qui accroche : bref, guère de
quoi fouetter... une
geisha
!
AV : Rembrandt
Très plaisant, ombres et lumières, évidemment !
Mention spéciale pour Joanna Ter Steege la première femme - la seule ! - de Rembrandt
(Klaus Maria "Colonel
Redl"
Brandauer) dont le dernier souffle ne saurait jamais être peint...
AR ? Singapore sling
Pas tout public, mais pas pour autant à confiner au magnétoscope.
Un plaisir essentiellement cérébral, pour peu que l'on sache creuser (!) un peu et que l'on
pardonne quelques
longueurs -
aurait gagné à être resserré (!) - mais bon, au moins existe, et l'essai (à
demi-transformé) était difficile !
semaine du 1er au 7 septembre 1999
:
AE : Á mort, la mort !
Si ce sont les meilleurs qui s'en vont les premiers, ceux qui restent font (hélas !) des mauvais
films, sans doute grâce
à un
copain devenu banquier anarchiste ?
Enfin, au moins le réalisateur-acteur-dialoguiste se sera-t-il fait plaisir ?
En tout cas, gageons que ses actrices n'aient pu dire leur texte avec sérieux qu'après un
profond enfouissement de la
plus
infime trace de féminisme !
J'ai dit profond ? Mmm...
AV ? Est-Ouest
Certes, pour les grands espaces, on est loin du barbier de Sibérie
(mais
il faut dire que la Russie - pardon, l'URSS de Staline, question grands espaces...) - on est
plutôt ici dans un huis
clos...
On regrettera surtout que le personnage du mari (Oleg Menshikov) ait un peu été délaissé au
profit de sa femme
française (Sandrine Bonnaire), voire du jeune nageur de l'est (Sergueï Bodrov Jr)...
Enfin, bilan... globalement positif !
AR : Kadosh (Sacré)
Gros plans, intimiste, âpre : réussi.
Décidément, le moyen âge fait recette, en tout cas plus que les films précédents d'Amos Gitaï,
plus modernes (Devarim et Yom
yom, que je vous recommande) - à moins qu'il ne s'agisse (enfin !)
d'un début de reconnaissance ?
AV : Ma petite entreprise
Ne pas se laisser induire en erreur par la bande annonce ou par confusion avec l'amuseur,
frère
du réalisateur (cf.
Force
majeure) : il ne s'agit pas d'une comédie, mais plutôt d'une satire sociale,
de ce qui pourrait bien être une tranche de vie au pays des PME vs le libéralisme -
particulièrement celui,
financier,
des assureurs !
Ceci dit sans intention de nuire - il n'est pas interdit de rire, mais aussi de réfléchir !
AR : Qui sait ? (CD de la B.O. offert aux 1000 premiers
spectateurs
&
débat Di 5 à l'issue de la
séance
de 19 h 50)
Pour tous ceux que le théâtre intéresse, ou tout simplement ceux qui aiment
regarder...
Pas besoin d'être un professionnel pour apprécier : ce n'est qu'une question d'écoute
!
AR : La sueur des palmiers (Arak-le-Balah)
Un conte, non pas des mille et une nuits, mais d'aujourd'hui.
Á boire des yeux et jouir de l'esprit !
AV :
Wonderland
Très, très plaisant.
Difficile de ne pas évoquer Beautiful people, sorti une semaine avant : Londres,
encore
et toujours, et une
foultitude
de personnages (dont trois sœurs et un frère à la Unless - tabernak !) dans leur
vie de tous les jours, et dont les relations diverses sont peu à peu dessinées avec humanisme,
humour et... brio !
Pas de bosniaque ici - on se reportera à Welcome
to Sarajevo
!
AV : Une liaison pornographique
Drôle d'endroit pour une rencontre, un journal d'annonces spécialisées....
Mais pourquoi cela empêcherait-il les sentiments , d'abord ?
Une réussite : le couple, les dialogues qui sont si évidents, jusqu'au fantasme, puisque
c'est à chacun de venir
avec
le sien - hum, ça fait assez auberge espagnole !
semaine du 25 au 31 août 1999 :
AR ? 8 femmes et demi (8 ½
women)
Certes, ces derniers temps, Peter Greenaway a fait pire ; mais il a aussi fait mieux, loin de là
!
Rien à dire sur la technique, mais technique n'est pas art...
Il faut aussi avoir quelque chose à dire, et, ici, sur les femmes, si vraiment ce sujet l'intéresse,
autant qu'il se
rapproche de
Fassbinder plutôt que de Fellini !
AE : La 9è porte (The ninth
gate)
Long, pas vraiment mystérieux, vite lassant et, finalement, très décevant.
Dommage, mais une fois de plus les (gros) moyens ont oublié le scénario.
AR : Augustin, roi du
Kung-Fu
On ne présente plus Jean-Chrétien Sibertin-Blanc, au nom aussi bizarre que son personnage
d'Augustin (déjà
commis
par
Anne Fontaine en 1995) que l'on garde en mémoire...
Alors, quand il nous fait partager sa passion pour la Chine et le Kung-Fu, on ne peut que
l'accompagner, et, si l'on
ne
pensait "que" rire, on serait agréablement surpris par la coloration
aigre-douce qu'apporte Maggie Cheung et...
Darry Cowl !
AR : La beauté du monde, précédé d'Il faut
dormir
Les moyens métrages sont souvent au cinéma ce que sont les essais à la littérature, plutôt que
des nouvelles...
C'est bien le cas ici, mais il y a le plaisir que nous donnent les (bons) acteurs en sus !
AR : Beautiful people
Beaucoup de personnages (tous attachants, même les a priori moins sympathiques)
qui
se croisent et se
recroisent
en une mise en scène habile qui n'en laisse aucun de côté ni n'oublie de raconter
une histoire qui pourrait être celle de l'absurdité des guerres civiles - de toute guerre, d'ailleurs
!
Britannique mais aussi bosniaque, ce qui n'empêche pas l'humour !
AR : Caresses (Caricies)
Utilise le principe de la Ronde, où A dialogue avec B qui à son tour en fait autant
avec
C qui lui-même, etc.
jusqu'à
Z qui finit par rencontrer A... et la boucle est bouclée !
Voilà pour la forme ; quant au fond, il est plutôt noir, et cynique ; mais les dialogues sont
solides, et si certains
sketches
peuvent choquer, soyez sûrs qu'il n'y en a aucun de gratuit : tous sont
assumés, chacun prend place dans ce patchwork de caresses... à rebrousse-poil !
AV : Carrie n°2 : la haine (The rage : Carrie 2)
Il faudra suivre de près cette Rachel-là (Emily Bergl, aux faux-airs - si ce n'est au talent ! - de Nicole Kidman), qui a hérité des pouvoirs d'Alex... heu, non, de sa demi-sœur Carrie...
On est en terrain connu mais, comme pour la série des Candyman (et Amy "Choose me" Irving, déjà présente dans le Carrie précédent - et dans le dernier Woody Allen), on ne s'en lasse pas !
AR : Les derniers jours du disco (The last days of disco)
Ne pas s'arrêter au titre, qui fait plus référence au début des années 80 qu'à la musique elle-même, et ne pas aborder comme un film américain !
Une peinture intelligente d'un milieu et d'une époque, et la grâce et l'intelligence de Chloë "Kids" Sevigny : ne pas rater !
AR : Innocent
Après huit années passées en prison, Maxime (Jacques Bonnaffé) est libéré et c'est au gré de son errance dans un Paris estival, entre retrouvailles avortées, quiproquos variés et (surtout une !) rencontres en taxi que celui qu'il fut et deviendra vont peu à peu se reconstituer...
Lent, mais nécessaire lenteur : à ressentir avec le... libérable !
AV ? Le schpountz
Le problème, c'est que l'on connaît l'histoire, et l'imitation de Fernandel par Smaïn n'innove pas non plus !
Dommage, car nul doute qu'une version beur du schpountz avec un autre accent aurait valu son pesant de couscous - la vérité si je mens !
AR : South park, le film
Décapant, sauf la fin - heureuse : un compromis fait à la censure ?
Pour les grands, et c'est dommage car c'est peut-être trop tard pour eux !
AE : Venus in furs
Plutôt pâle : manque de texte ou de sexe (ou des deux !) : bref on restera sur sa faim...
Mais n'est-ce pas inhérent au masochisme ?
AR : Le procès (The trial)
Bien vu, en 1962 : architecture, angles de prise de vue et... actrices !
Une bonne (quoique longue, mais il y avait matière !) adaptation du roman de Kafka, malgré le très et sempiternel anglo-saxon sentiment de culpabilité, surtout au début...
semaine du 18 au 24 août 1999 :
AV : Le 13è guerrier
Risque de laisser sur sa faim si l'on ne s'attendait qu'à un simple film grand spectacle, ce qu'il est, certes, mais pas que cela...
Mais pour la substantifique moelle, il faudra creuser !
AE : Les amants criminels
Luc aime Alice mais n'arrive (ou ne veut - nolens volens) pas à concrétiser.
Alice quant à elle fantasme sur Saïd, ce qu'elle ne peut/veut accepter et pousse Luc à tuer cet obscur objet de son désir.
Mais le destin sous la forme d'un ogre yougoslave veille : il révélera (enfin !) à Luc son homosexualité (ce dernier lui en sera probablement reconnaissant en prison !) et, le réalisateur n'aimant pas vraiment les femmes, exit Alice sous les balles d'un GIGN incongru que seul quelque quota de figurants justifierait...
Globalement ennuyeux.
AV :
Coup de foudre à Notting Hill
Si les premières minutes ont pu nous faire craindre que Julia Roberts ne soit plus qu'une (jolie) image, on est vite rassuré : c'est bien une (grande) actrice !
Les seconds rôles ne sont pas mal non plus, l'humour - et les tabloïds ! - très british : que demander de plus ?
AR : Let's talk about sex
Qu'on ne s'y trompe pas : plus qu'un micro-trottoir (qui n'aurait pas justifié d'une sortie en salles) il s'agit d'un vrai film avec son scénario : trois amies et le type de relation qu'elles ont (ou n'ont pas) avec les hommes - voire avec leur mère !
Trois "my way" qui finalement visent au même but : l'homme idéal...
AV : Passé virtuel (The thirteenth floor)
D'origine allemande, il faut le souligner ; d'ailleurs les 13èmes étages, dans certaine civilisation barbare outre-Atlantique, c'est rare - ou du moins cela reste... virtuel !
Scénario, décors, ambiance, suspens, interprètes : rien à jeter...
Virtuellement à ne pas manquer, donc !
AV : Supersens (Senseless)
On ne sera pas trompé sur la marchandise, qu'il s'agisse du titre original ou de sa traduction !
Chapeau à l'élasticité du rôle titre (Marlon Waynans) et mention spéciale à son colocataire, adepte du piercing (David Spade ?)...
AE : La vie ne me fait pas peur
Le type même du film de copinage, où l'ensemble des critiques de l'establishment en dit du bien, et qui s'avère profondément chiant, mal fait, etc.
Il est probable que cet engouement est essentiellement pavlovien, l'évocation des années 70 et d'adolescences féminines difficiles ayant sans doute trouvé quel écho dans l'inconscient de ces "critiques" et leur procure alors quelque plaisir douceâtre teinté de nostalgie que la banalité de ces tranches de vie (autobiographiques ?), la lourdeur inepte (pathos archi-convenu) de la part scénarisée et l'emploi sans imagination d'acteurs connus dans leur rôle par trop habituel ne pouvaient en aucun cas prétendre offrir...
Bon, si l'on reste jusqu'au bout cela s'arrange un peu ; ainsi, on reprendra au générique une des plus belles chansons de Joe Dassin : à toi - ce que ce film n'aura su être...
Le malin (Wise blood)
semaine du 11 au 17 août 1999 :
AR : 4 jours en septembre (O que e isso, companheiro
?)
Dictorture & amaterrorisme à Rio, lors du premier pas de l'Homme sur la
lune,
vu du point de vue de
l'individu...
Il semblerait que le portugais conduise à des dictatures plus "douces" que celle d'origine
hispanique ; mais si le Brésil
n'est
pas l'Argentine, il était (reste ?) loin de la démocratie !
NB : on pourra se reporter au livre témoignage de Fernando Gabeira, "Les guérilleros sont
fatigués" paru aux
Éditions
Métailié - 50 FF.
AV : Agnes Browne
Contre : l'époque (les années 60), le pseudo-réalisme larmoyant, et tout ce qu'il y a de
convenu
et de forcé...
Pour : le lieu (l'Irlande), le pseudo-réalisme larmoyant, tout ce qu'il y a de convenu et de forcé
et... les acteurs !
AV : American boys (Varsity blues)
Même si l'on n'entend pas grand'chose au football américain et même si l'on en a assez des
sempiternels ados qui
vont
avec,
packs de bière et filles de rigueur, le sujet est ici traité moins
platement et un peu plus profondément que d'habitude : on apprécie !
Il est vrai qu'il est très difficile de résister à de la... Chantilly !
AR : Amour sous influence (Don't go
breaking my
heart)
ATTENTION : passe en (mauvaise) VF (et non en VO comme annoncé sur l'Officiel) à
l'infâme Gaumont Opéra
Premier (Zéro, plutôt !), qui de plus nous a gratifiés en milieu de film d'une baisse de
luminosité d'un bon quart
d'heure (éclipse ?), à moins qu'une des bobines du film n'ait été sous-exposée ?
C'est impardonnable de toute façon, et devrait être sévèrement jugé pour ce manquement
fondamental quant à la
reproduction des œuvres d'art !
Enfin, malgré tout, on a su aimer cette comédie sentimentale britannique, pas
fascinante-fascinante mais... attachante
!
Pour Jenny Seagrove et... Anthony Edwards !
AR : Candyman n°3 (Candyman, day of the
dead)
Entre rêve et réalité, fantasmes et horreur, attraction et répulsion...
Toujours le même canevas, mais bizarrement on ne s'en lasse pas - c'est là tout le charme et
l'ambiguïté de
Candyman...
On reverrait bien les précédents, tiens !
AV : C'est pas mon jour ! (Thursday)
Dans la ligne (!) de Reservoirs dogs, l'unité de lieu étant ici un home, sweet
home de banlieue et non
un hangar - mais cela n'empêche pas l'hémoglobine !
Prenant.
AV ? La carte du cœur (Playing by heart)
Plusieurs histoires de couples en formation ou déjà formés, saucissonnées sous le prétexte
que
les protagonistes (que
l'on réunit tous à la fin) ont des liens familiaux...
Pour les acteurs.
AE : Les infortunes de la beauté
Difficile d'y trouver quelque intérêt, même si l'on est un fan de la belle Arielle - qui n'est pas
muette !
D'autant que les dialogues sont du niveau d'un M6 du dimanche soir !
Mais il est vrai que les infortunes de l'intelligence, c'eût été moins
porteur...
AV : Lettres à un tueur (Letters from a killer)
Si le début peut faire craindre d'un énième film "musclé" en milieu carcéral, cela tourne
heureusement vite en
excellent polar !
Après sept ans de correspondance avec quatre femmes différentes, l'une d'entre elles (mais
laquelle ?) ayant appris
qu'elle n'était pas la seule veut se venger...
Cela pourrait n'être qu'une bluette mais les cadavres s'amoncellent : il s'agit bien d'un thriller,
et
d'un bon, où seul le
suivi attentif des indices distillés ça et là permettra aux plus habiles d'en anticiper les
rebondissements !
Un bel ouvrage.
AV ? Mister G (Holy man)
Rien de sexuel, on se rassure, cela aurait pu être de mauvais goût !
Quoique.. Il s'agit ici de télé achat (vous savez, où l'on vous propose n'importe quoi au
meilleur prix), dont les
ventes
seraient dopées (!) par un G...ourou qui les dénigre...
Se laisse regarder, mais pas pour son fond !
AR : The naked man
Un ovni !
Un jeune chiropracteur - catcheur à ses heures - revient s'installer avec "la femme de sa vie"
dans sa ville natale, qu'il
avait quittée pour cause de différend avec un père pharmacien qui aurait voulu que son fils
reprenne le... pilon !
Mais c'est inracontable, le mieux c'est d'aller voir - pas pour le croire, pour le fun
!
AR : Un jour sans soleil (Water easy reach)
... entendez par là un jour d'éclipse - c'est d'actualité !
Lent, comme une escale qui n'en finit pas - il faut le temps de réparer la montre du grand-père
! - avec juste ce qu'il
faut d'exotisme (un jeune marin norvégien, un autre, australien, ayant un peu plus de milles au
compteur, une jeune
et
jolie espagnole et... un grand-père itou, gardien de phare amateur de régime lacté !) pour ne
pas (trop)
s'ennuyer...
semaine du 4 au 10 août 1999 :
AR : L'anglais (The limey)
Des défauts car se veut trop intelligent : en gros, un montage qui veut compliquer une intrigue
simple, qui elle,
aurait
supporté sans mal un peu plus de complexité... (C'est clair ?)
N'est pas déplaisant pour autant !
AV : Danse passion (Dance with
me)
Un vrai bonheur !
Et ce regard de la danseuse au danseur... aimé ! Mmmm !
AR ? Entre amis & voisins (Your friends & neighbors)
Pas vraiment flatteur pour les mâles étasuniens, trop caricaturaux !
Pardon ? Il ne s'agit pas d'une caricature ?
AV ? Fausse donne (Made man)
De bons acteurs, mais trop de flingages !
Bref, il y a maldonne...
AV : Jawbreaker
Une mauvaise blague qui, à cause d'un bonbon "briseur de mâchoire", tourne mal...
Une variation intéressante du thème de la responsabilité à Bimboland !
AR : Monsieur Naphtali
Plus profond qu'on aurait pu croire, et des acteurs qu'on aimerait revoir...
Et une belle épitaphe de la part d'Eli Kakou...
AV : Une nuit au Roxbury (A night at the Roxbury)
Un tandem de frères prêts à tout pour rentrer au Roxbury, la dernière boîte à la mode...
Bien fichu, malgré la légèreté et la trivialité du sujet.
AV : Washington square
D'après le roman du même nom d'Henry James - très british...
On finit par s'habituer aux glissades de la caméra, trop excessives à notre avis...
À voir surtout pour Jennifer Jason Leigh, ici en contre-emploi en fille à son papa (Albert
Finney) !
AE : Wild wild west (Les mystères de l'Ouest)
Autant que les effets spéciaux soient crédibles, sinon à quoi bon ?
Ajouté au fait que le scénario traîne en longueur, on ne voit guère que le marketing pour
sauver ce film de la faillite -
économique, car artistiquement parlant, c'était couru d'avance !
semaine du 28 juillet au 3 août 1999 :
Doug (Le film)
AR ? Emporte-moi
Pas vraiment de quoi nous emporter - un sujet assez convenu...
Restent les interprètes - la mère et la fille, même après le coiffeur !
AR ? La geôlière (Drifwood)
Même s'il y a la mer, reste un huis clos plutôt convenu qui finit par lasser, malgré l'intérêt que
l'on a pour ses
protagonistes...
Ah, Roxanne !
AE : I love L.A. (L.A. without a map)
Dommage que les personnages principaux et le milieu dans lequel ils évoluent soient aussi
inintéressants et
caricaturaux...
Non, cette (fausse ?) coproduction franco-anglo-finnoise réalisée par le (mauvais) frère
Kaurismaki d'après un livre
(étasunien ?) dont serait tiré le scénario (!) ne mérite pas le déplacement, même à moins de 27
minutes de voiture
par
voie rapide !
AV : La main qui tue (Idle hands)
Ne manque pas d'humour et de rebondissements : une bonne série G(ore).
Vite avant qu'elle ne disparaisse !
Mister Cool
AE : Le projet Blair Witch (The Blair Witch
project)
Un emballage, même suivant la mode, n'a jamais fait un contenu !
Un seul projet, en vrai : vous arnaquer !
AR : Road to Graceland (Finding Graceland)
Harvey Keitel en Elvis : cela pouvait craindre, mais non, c'est finement joué, assez proche de
Lulu on the bridge...
Un road movie plein de... grace !
AR ? Shadrach
"Ce n'est pas la mort qu'il faut craindre, c'est la vie qui est dure, surtout 99 ans !"
Réalisé par la fille de l'écrivain, avec Linda - euh... Andie McDowell et Elvis - euh Harvey
Keitel !
AV ? Susan a un plan (Susan's plan)
On attendait mieux du réalisateur d'un fauteuil pour deux et de la distribution...
Selon votre humeur et votre disponibilité...
AR ? Un coup d'enfer (Best laid plans)
... pas tant que ça, se complique un peu trop...
... ou pas assez : on finit par demander d'autres coups... de théâtre !
Enfin, le trio tient la route, alors on les suit...
AV : Un vent de folie (Forces of nature)
Un peu long à démarrer, puis le vent se lève et la mayonnaise prend...
Pas novateur, mais plaisant.
AR : Cape fear (Les nerfs à vif)
Intéressant ; on pourra comparer cette cuvée de 1962 à celle plus récente (et plus
gore) où Robert de Niro a
repris
le rôle de Robert... Mitchum !
Laquelle préférez-vous ?
semaine du 21 au 27 juillet 1999 :
AR : Chasse
au rhinocéros à
Budapest
(Hunting rhinoceros in Budapest)
AV : Gary et Linda (Just a ticket)
Les imposteurs (The impostors) : n'a tenu qu'une semaine !
AV ? Instinct
AV : La momie (The mummy)
AR : Mort clinique (Heart)
Phœnix : n'a tenu qu'une semaine !
AR ? Piravi (La naissance)
Premier de cordée
Quitte ou double (No looking back), d'Edward Burns : n'a tenu
qu'une
semaine !
Le roi et moi (The king and I)
AR : Les
silencieuses
AR ? Le sourire du clown
AR : Viol@
semaine du 14 au 20 juillet 1999 :
Big party : n'a tenu qu'une semaine !
AV : Collège attitude (Never been
kissed)
Le corrupteur (The corruptor) : il y a d'autres priorités...
AV : Le détonateur (Wrongfully
accused)
AR : En attendant la neige
AR : Loin du paradis (Return to
Paradise)
Paddy : n'a tenu qu'une semaine !
AE : Studio 54 (54)
AR : La tentation de l'innocence
Un cadavre sur le campus (Dead man on campus) : n'a tenu qu'une
semaine
!
AE : Universal soldier n° 2 (le combat absolu - Universal soldier : the
return) : on s'était passé du
premier, alors...
AE : Bonnie & Clyde : comme pour Scarface,
quel
intérêt ?
semaine du 7 au 13 juillet 1999 :
AR : Aller vers le soleil (Journey
to the
sun)
AV : Le
"cygne" du destin
(Music from another
room)
AR : Dakan
AV : La dilettante
AE : Génial ! Mes parents s'aiment (Splitsville)
AR : Innocence (Masumiyet)
AR : Limbo
AR : Le puits (The Well)
AV : Vampires à la Havane (Vampiros en La
Habana)
AR : Vorace (Ravenous)
AV : Le voyage à Paris
Wing commander
Wishmaster n°2
AR : Zakir et ses amis (Zakir and his
friends)
AV : Du rififi chez les hommes
AV : Fog : un classique !
Festival Paris-Berlin 2000 :
23, de Hans-Christian Schmid
L'engrenage (Kurz und schmerzlos), de Fatih Akin
Les rêveurs (Winterschläfer), de Tom Tykwer
semaine du 30 juin au 6 juillet 1999 :
Alerte aux requins
Elle est trop bien (She's all that)
Mon ami Joe (Mighty Joe Young)
AV : Spanish fly
AR : Un hiver
au bout du
monde
AE : Une bouteille à la mer (Message in a bootle)
AR : Badlands (La balade sauvage)
Gangsters du soleil levant (4 regards de cinéastes japonais sur les yakuzas)
:
AV : 2 voyous, de
Shinji
Aoyama
Un yakuza contre la meute, d'Eiichi Kudo
AV : Minbo ou l'art subtil de
l'extorsion, de Juzo Itami
AV ! Onibi, le démon, de
Rokuro
Mochizuki
semaine du 23 au 29 juin 1999 :
AR ! A scene at the sea
AR : L'année de la comète
AR : Calino maneige
AV : Comme un garçon (Get real)
AR : Des
choses que je ne
t'ai jamais dites
(Things I
never told you)
AE : Full tilt boogie
AV : The Hi-lo country
AR : Little voice
AV ? Matrix (La matrice)
AR ? Mod squad
AV : Murder of crows
AR : Petite fièvre des 20 ans (Hatachi no
binetsu)
AV ? Sexe intentions (Cruel
intentions)
AV ? Tout baigne
AV : La panthère rose et Quand l'inspecteur
s'emmêle :
Tout public !
semaine du 16 au 22 juin 1999 :
AR ? Another day in paradise
AR : Buena Vista Social Club
AV : Le créateur
AV : En direct sur Ed TV
AV ? Mon père, ma mère, mes frères et mes
sœurs...
AR : Pleure, ô pays bien-aimé (Cry, the beloved
country)
AV : Recto ! Verso
AV : Water boy
AV : La fureur de vivre (Rebel without a
cause)
AV : Un homme est passé (Bad day at Black
Rock)
semaine du 9 au 15 juin 1999 :
AV : Barrio
AV : Comedian harmonists
AV : Contre-jour (One true thing)
AV ? La courtisane (A destiny of her
own)
AE : Gummo
AR ? If only... (The man with rain in his
shoes)
AV ? Johns
AR ? Killer Kondom
AR ! Prison à domicile
AR ? Superlove
AV : Un jour, le Nil (An-Nil Oual
Hayat)
AR ? La vie sur terre
AV : Vieilles canailles (Waking Ned)
AR ? Xiu Xiu
AV : Qu'est-ce que maman comprend à l'amour
?
(The reluctant
debutante)
semaine du 2 au 8 juin 1999 :
AV : Les Casablancais
Le château des singes
AR : Le
convoi
AV ? The faculty
AR : Les
héritiers
AR ? L' île au bout du monde
AV : Judas kiss
AR ? Mes amis
AR : Pas de lettres pour le colonel (Le coronel no
tiene
quien le
escriba)
AR ? Les passagers
AE : Pecker
AV ? Premier regard (At first sight)
AR ? Savior
AV : Still crazy
AR : La forêt interdite
semaine du 26 mai au 1 er juin 1999
:
AV : L'autre
AR : Divorcing Jack
L'éducation de Little Tree (The education of Little
Tree)
AV : Goodbye lover
AR : L'honneur des Winslow (The Winslow
boy)
AR : Mon frère, ma sœur vendus pour quelques
lires
AV : Palace
AE : Par amour (Into my heart)
semaine du 19 au 25 mai 1999 :
C'est pas ma faute !
AR : Comportements troublants (Disturbing
behaviour)
Garibaldi, le héros des deux mondes (L'eroe dei due mondi)
AV ? Haulte voltige (Entrapment)
Sacré Slappy (Slappy and the stinkers)
AR ? Le temps retrouvé
AV : Tout sur ma mère (Todo sobre mi
madre)
AR : L'ennemi public
semaine du 12 au 18 mai 1999 :
AV : Le barbier de
Sibérie
AV : Le double de ma moitié
AE : Pola X
AV : Gilda
semaine du 5 au 11 mai 1999 :
AE : Aussi profond que l'océan
(The
deep end of the
ocean)
AV ? Comme un poisson hors de
l'eau
AR : Des anges au paradis
AR : Femmes... et femmes
AR : La guerre dans le haut pays
Légionnaire
AR : Merci, mon chien
AV ? Les migrations de Vladimir
AR : La nuit du destin
AR : Once
we were
strangers
AV : La patinoire
AR : Postman
blues
Le sport s'affiche en Imax
AR : TGV
AR : Under the skin
AR : Une vie de prince
AV : Le temps d'aimer et le temps de mourir (A
time
to live and a time to
die)
semaine du 28 avril au 4 mai 1999 :
AE : Al limite
AV : Babar, roi des éléphants
AR : Beloved
AE : Beowulf
AV : Cube
AR : Dance
me to my
song
AV : Le
derrière
AE : F. est un salaud
AR : Fait d'hiver
AR : Illuminata
AR : New Rose Hotel
AR : Os mutantes (Les mutants)
AV : Le plus beau pays du monde
AV ? Prejudice (A civil action)
AR : Un temps pour vivre, un temps pour mourir
(Tong Nian Wang
Shi)
semaine du 21 au 27 avril 1999 :
AR : 1000
bornes
AR : Adieu forain
AV ? Arlington road
AR : Breakfast of champions
AR : Cour interdite
AE : La fille d'un soldat ne pleure jamais (A
soldier's
daughter never
cries)
AV ? Jugé coupable (True crime)
AV : The lost son
AV : Orphans
AR : Phoenix Arizona (Smoke
signals)
AE : Prémonition (In dreams)
AV : Torrente (Le bras gauche de la
loi)
AR : Videodrome
semaine du 14 au 20 avril 1999 :
AR : 5 minutes de
détente
AR : eXistenZ
AR : La fiancée
polonaise
(De poolse
bruid)
AV : Gloria
AV : Je règle mon pas sur le pas de mon
père
AR : Jugatsu (Boiling point)
AR ? Juha
AE : Romance
Terres africaines n° 3
AR : La chute de la maison Usher (House of
Usher)
AE : Scarface
semaine du 7 au 13 avril 1999 :
AR ? 3 ponts sur la
rivière
AV : Les
amants du cercle
polaire (Los amantes
del
circulo polar)
AV ? L'âme sœur
AV ? Babel
AV : Cookie's fortune
AR : Cours, Lola, Cours (Lola rennt)
AV ? Docteur Patch (Patch Adams)
AV ? Petits frères
AV : Un pont
entre 2
rives
semaine du 31 mars au 6 avril 1999 :
AV : À nous 4 (The parent
trap)
AV : L'affaire Grüninger
AR ? Buttoners
AV : Dolce farniente
AR : La fille sur le pont
AR : Mon frère (Codi ridevano - On riait
ainsi)
AR : Muriel Leferle
AE : Payback
AR : Pleine lune (Vollmond)
AR ? La position de l'escargot
AE : Razmoket - le film (The Rugrats movie)
AV : Trafic d'influence
AR : Un spécialiste
semaine du 24 au 30 mars 1999 :
AV : Baril de poudre
AV : Les
cachetonneurs
AV : Envole-moi (The theory of
flight)
AR : Escape (A further gesture)
AR : Les femmes du lac aux âmes parfumées
(Xian
Hun Nu)
AR : The hole (Le trou)
AR : Quasimodo d'El Paris
AV : Les 4 saisons d'Espigoule
AR : Un homme et son chien
AE : Un plan simple (A simple plan)
AV : Urban legend
semaine du 17 au 23 mars 1999 :
AV : Les années volées (Los
años
barbaros - Un voyage vers
la
liberté)
AV : Babe n° 2 : le cochon dans la ville (Babe - Pig
in
the city)
AV : Les ensorceleuses (Practical
magic)
AR ? Fin d'été
AV : Rosie (Sa
vie est dans sa
tête)
AV : Suicide kings
AV : Vivre au paradis
Le corbeau
AV : La soif du mal
semaine du 10 au 16 mars 1999 :
AE : 8 mm
AV : Belle-maman
AR ? Le bord de la rivière (The river's
edge)
AV : Ça
commence
aujourd'hui
AR : Danse de la poussière
AV : La fiancée de Chucky (Bride of
Chucky)
AR ? Grands comme le monde
AR : Jessie
AV : Shakespeare in love
AR ? Trafico
AV : Allons donc, papa ! (Father's little
dividend)
AV : Phantom
Lady (Les
mains qui
tuent)
semaine du 3 au 9 mars 1999 :
AR ? American history
X
AE : De la part de Stella (Stella does
tricks)
AR : Les enfants du marais
AR : Karnaval
AV : Last
night
AR : Mains fortes (Le mani forti)
AR : Shanduraï (Besieged)
AE : Star Trek n° 9 : insurrection
AV : Une journée de merde
AV : Le vent de la nuit
AE : Les moissons du ciel (Days of heaven) : no comment...
... et les films plus anciens sont regroupés par catégorie (à voir, à regarder, à
éviter)...