La vie est belle (La vita è bella)
On s'attendait presque à voir repasser le train - merci les journaleux - mais en fait il n'y a là vraiment pas de quoi crier au plagiat !
Non, c'est du Benigni par et pour Benigni et rien d'autre : c'est drôle, pratiquement continûment les deux premiers tiers du film...
C'est finalement plus tard que cela se corse, lors de l'apparition du train : il n'y a pas toujours matière à rire, même si perdurent encore ça et là de bonnes choses (la séquence de "traduction" rappellera aux cinéphiles Down by law) et d'autres, émouvantes...
Il eût été vraiment génial, à ce moment, de faire basculer le film dans l'horreur - le réel, et non plus le conte - peut-être progressivement mais en tout cas inexorablement, pour bien signifier au plus jeune public et aux générations futures que la Shoah a bel et bien eu lieu, (même si, comme dans Train de vie, l'imagination peut permettre à l'esprit de s'évader de l'horreur du présent - le corps reste lui prisonnier des bourreaux), et que la vie est avare de miracles - au contraire du cinéma...
Oui, c'est à un vrai combat contre le désespoir que dans le dernier tiers du film on aurait voulu assister, ce sont les doutes du père qu'on aurait voulu voir - un peu plus : la vie n'est pas un long fleuve tranquille, même pour Pinocchio !
La vie c'est... la vie, et rien d'autre !