For ever Mozart

Oui, mais cela n'empêche pas qu'on peut rarement être et avoir été (cf. Antonioni, JLG !).

Bien sûr, un nouveau Godard est intéressant. D'abord parce que c'est un Godard. Ensuite, parce qu'il parle de Sarajevo : trop de mensonges et de bêtises ayant été dits, comment le "maître" voit-il les choses ?

Eh bien justement, c'est là que le bât blesse : à force de cultiver sa "différence" de cinéaste difficile, "sans but lucratif", il se laisse aller à son goût pour les belles phrases absconses, lancées juste pour l'effet mais qui, en définitive, ne veulent rien dire...

Le "maître" oublie de fait que s'il en est encore un, tout profond que son enseignement puisse être, il faut avant tout que les élèves puissent le suivre dans son raisonnement - s'il en a un !

Car j'ai bien peur qu'il n'y ait là plus de paresse qu'une véritable réflexion dans la "leçon" qu'il donne !

Comprend-il vraiment ce qu'il croit nous livrer dans son film, a-t-il d'ailleurs réellement eu la volonté d'en faire un, je veux dire quelque chose que l'on construit, que l'on fignole, comme si l'on n'avait pas le droit à l'erreur, comme s'il s'agissait du premier, du seul ?

Alors, for ever Godard ? A vous de juger : pour moi, c'est non.